Entre taux fixe et taux variable, lequel choisir ?


Avec la décision de faire un achat immobilier, vient alors, dans la très grande majorité des cas, la question de l’emprunt à souscrire pour permettre cette acquisition. Prêts conventionnés, bancaires, d’accession sociale et bien d’autres encore, ceux-ci sont multiples et le montage financier de plus en plus complexe.

Au-delà de ces éléments, une deuxième interrogation se pose également, celle du choix entre taux fixe et taux variable. En effet, chacun dispose de ses avantages et inconvénients à bien connaître auparavant et à sélectionner suivant la durée de son emprunt, ses possibilités de remboursement et sa situation professionnelle, en envisageant le présent, mais aussi l’avenir.

Le prêt à taux fixe : le choix de la sécurité

Le taux fixe est sans nul doute le prêt le plus simple et le plus sécurisé. Calculé suivant l’évolution des taux sur le long terme, celui-ci est défini dès la signature du contrat, sans aucune évolution par la suite. Ainsi, que l’emprunt soit conclu pour une durée de dix, vingt ou même trente années et quelle que soit l’évolution des taux d’intérêt tout au long de cette période, l’échéance mensuelle à rembourser restera invariable tout au de la vie du contrat.

Ce taux reste cependant négociable auprès des banques et est souvent fonction de la situation du souscripteur au jour de la signature du prêt. Ainsi, dans le cas d’un apport personnel ou d’une profession stable, celui-ci sera alors bien souvent revu à la baisse.

Les prêts à taux fixe sont ainsi plus particulièrement à envisager pour un emprunt sur le long terme. En effet, ils offrent une garantie et une stabilité tout au long de l’emprunt même si, à terme, il peut s’être avéré plus coûteux que le crédit à taux variable. Il s’agit donc, avant tout, du choix de la sérénité plus que de celui du coût.

Une prise de risque qui rapporte avec le taux variable

À l’inverse, le taux variable fluctue, pour sa part, suivant la situation économique du pays ou mondiale et il est là, en revanche, difficile de prévoir vingt ans avant ce qu’elle sera. Les emprunts à taux variable sont, en effet, basés sur un indice, souvent l’Euribor, qui correspond au coût de l’échange d’argent entre les banques, à court terme.

Le coût de l’emprunt suit alors l’évolution de ce dernier pour une révision du taux d’intérêt de façon annuelle, semestrielle ou trimestrielle, suivant les données précisées dans l’offre de prêt. Dans le cas d’une baisse de l’indice, le crédit est alors revu lui aussi à la baisse, et inversement.

C’est dans cette autre situation que peuvent apparaître les difficultés. En effet, en cas de hausse, l’emprunt évolue alors également en ce sens. Cela se traduit par une augmentation des mensualités ou de la durée de remboursement.

Avantageux car proposant des taux d’intérêt inférieurs à ceux d’un taux fixe, il peut donc très vite devenir difficilement contrôlable sur le long terme. Aussi, ce type de prêt est plus particulièrement recommandé à court terme, même s’il est aujourd’hui protégé en choisissant l’option d’emprunt capé ou qu’il peut, à tout moment, être transformé en crédit à taux fixe.